La vie quotidienne

Pour la grande majorité des Français, si l'Occupation allemande s’illustre d’abord par la restriction des libertés, elle s’accompagne également de difficultés dans la vie quotidienne.

Les troupes d’occupation pillent le territoire français de l’ensemble de ses ressources. Les dégâts causés par l’invasion allemande ont considérablement réduit la production industrielle et agricole. La pénurie de carburant immobilise les tracteurs dans les fermes. Les femmes font l’essentiel du travail pour pallier l’absence des hommes prisonniers.
Enfin, la France prend à sa charge les frais d'occupation de son territoire, elle doit fournir le gîte et le couvert aux troupes allemandes.

À l’automne 1940, pour faire face à la pénurie, une distribution de tickets de rationnement est mise en place.
Ils accordent des rations restreintes d’achats. Selon que l’on soit homme, femme ou enfant, les rationnements varient entre 1200 et 1800 calories. L’âge et le lieu de résidence sont également des critères pris en compte.
 

Dans ce contexte, le marché noir est inéluctable.
Tout peut désormais se négocier, à condition d’en avoir les moyens. Le marché noir va alors creuser le fossé des inégalités sociales et certains vont se saisir de cette occasion pour s’enrichir.

Pour autant, les populations civiles dans les années sombres aspirent à mener une vie « normale ». C’est ce que le Mémorial des civils dans la guerre illustre à travers des lieux qui rythment leur quotidien : une salle de cinéma, l'école du maréchal ou encore l’office de placement allemand.

+