La répression

En traversant ce couloir du deuxième étage, les murs dévoilent au fur et à mesure ce que fût la répression pour les civils pendant le conflit.

Dès son arrivée en France, l’autorité d’occupation instaure son propre système judiciaire. Parallèlement, le gouvernement de Vichy se dote aussi d'un arsenal juridique pour juger et condamner ses opposants. Cette double répression, dont la Résistance sera l'une des cibles principales, devient encore plus efficace avec la création de la Milice, en janvier 1943. Par dizaines de milliers, femmes et hommes résistants et opposants en sont victimes : arrestation, incarcération, torture, exécution ou déportation vers les camps de concentration nazis.

Joseph Étienne, dit "Jean", aidé de deux autres responsables de la résistance communiste du Front National du Calvados sabotent à deux reprises les rails au passage d'un train de permissionnaires allemands à Airan en 1942.

Les populations juives sont persécutées et soumises aux mesures d’exclusion instaurées par le gouvernement de Vichy, puis par les autorités allemandes, provoquant la déportation de 65 000 femmes et hommes et 11 000 enfants juifs vers les camps d'extermination. Seuls 2 500 survivront.

L'opinion française bascule contre la Collaboration, du fait des rafles antisémites, de la répression policière, des rationnements et des premiers succès alliés sur le front.
Par ses sabotages et son travail de renseignement, la Résistance va se révéler d'une très grande utilité pour les Alliés, lors des débarquements de 1944 en Normandie et en Provence.

Le 16 avril 1942, des mesures sont prises par les autorités militaires allemandes dans le Calvados suite au premier sabotage d'Airan : couvre-feu de 19h30 à 6h ; bars et cinémas fermés à 18h ; rencontres sportives interdites. Exécution immédiate de 20 communistes et juifs ; 25 autres devant l'être par la suite. Déportation "vers l'est" de 500, puis de 1 000 communistes et juifs, si les auteurs ne sont pas arrêtés dans la semaine.

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