L'exode en 1944

Le Mémorial de Falaise rappelle les chiffres « 45 millions de civils morts et 30 millions de civils déplacés ou réfugiés » - chiffres à l’échelle du bilan de la Seconde Guerre mondiale (1937-1945) - et ...

... précise aussi que pour la première fois dans l’histoire, il y a eu plus de victimes civiles que militaires.
Cet exode est un des mouvements de masse les plus importants du XXe siècle en Europe.
Dès 1940, que ce soit des soldats battant en retraite ou des civils fuyant les atrocités de la guerre et son lot de répressions, des millions de Français prennent la route, souvent à pied, avec de maigres bagages.
Le chaos est total, sur les routes, mais également à bord des trains bondés. Pour faire face à cette vague de voyageurs, des trains à bestiaux sont réquisitionnés.
Si la destination principale est Paris dans un premier temps, beaucoup de civils empruntent le chemin du Sud-Ouest par la suite.
Tous ne rejoindront pas leur ville d'origine à la fin de la guerre. Les grandes villes en « Zone Libre » sont ainsi saturées de réfugiés (que Pétain appelait les « fuyards » en 1941).
À cette époque, Lyon ou encore Marseille verront leur population augmenter considérablement.

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