Les reconstructions

Le dernier podium de cet espace est naturellement dédié à la phase qui s’annonce longue et compliquée : la reconstruction.

La France sort profondément meurtrie du conflit. Avec 80 000 immeubles et 180 000 bâtiments détruits, le Calvados représente à lui seul 1/10e du total des destructions.

Dès la fin du mois de juin et la libération du nord Cotentin, comme tout au long du mois de juillet, les réfugiés qui étaient restés dans les campagnes alentours rentrent chez eux. Mais au mois d’août, l’avance rapide des armées amplifie le flux qui ne se tarira totalement qu’au printemps 1945.
Force est de constater que cet irrépressible besoin de rentrer à la maison est quasi-incontrôlable par les armées et les autorités françaises.

La vie reprend grâce à la solidarité nationale et internationale, mais la population doit vivre dans les ruines. Les cités provisoires sont surpeuplées et insalubres. En attendant la construction de nouveaux immeubles et de maisons d'habitations, à partir de 1950, le pays tout entier traverse une grave crise du logement.

Au-delà de l’appui international pour contribuer au relèvement et à la reconstruction du pays, les Alliés transfèrent 765 000 prisonniers de guerre allemands aux autorités françaises. Cette main-d’œuvre, répartie sur tout le territoire national, travaille dans des conditions parfois inhumaines. 

L’espace consacré à la reconstruction présente sous un nouveau jour le long chemin que doit parcourir la France pour se « remettre sur pied ».

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