Les bombardements des villes normandes

En arrivant au premier étage du musée, le premier espace qui s’ouvre au visiteur est celui consacré aux terribles bombardements qu’a connu la Normandie.

Les troupes alliées débarquent sur les côtes normandes à l’aube du 6 juin 1944. La France est sur le point de retrouver sa liberté, après quatre longues années d’Occupation. Cette date inoubliable demeurera gravée dans l’esprit de beaucoup comme un symbole d’allégresse et de grandes promesses.

Pourtant cette journée, lumineuse pour les uns, restera pour d’autres synonyme de déchirement. Alors que « le jour le plus long » s’achève, de nombreuses villes normandes sont déjà dévastées par les bombes. Plusieurs milliers de victimes périssent sous les ruines. Dès la nuit suivante, le lendemain ou dans les jours suivants, beaucoup d’autres villes subiront le même sort.

Les bombardements subis par la Normandie en 1944 – qui ont lieu avant et après le Débarquement – comptent parmi les plus violents de la Seconde Guerre mondiale. On déplore de nombreuses victimes civiles.

La population normande se réfugie sous terre, dans les souterrains, les caves et les anciennes carrières pour se protéger des bombardements. Ces semaines passées dans des conditions très précaires sont particulièrement éprouvantes et laissent de terribles souvenirs.

Au-delà des destructions matérielles considérables qu'elles occasionnent, ces frappes font entre 50 000 et 70 000 victimes, dont 12 000 pour la seule Normandie.

Les souffrances de la population normande, en particulier dues aux bombardements, sont instrumentalisées par la propagande.
Le gouvernement de Vichy et les partis collaborationnistes s’en saisissent pour tenter de dresser la population contre les Alliés. 

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